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Dossier de sant

   
À propos de l'HMR

Clinique pédiatrique transculturelle

COORDONNÉES

 

5689, boul. Rosemont,
Pavillon Rosemont
Montréal (Québec) H1T 2H1
Téléphone : 514 251-7774
Télécopieur : 514 251-7089

MISSION

La clinique pédiatrique transculturelle existe depuis 1999 et s’inscrit dans le volet de pédiatrie internationale développée à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. À partir d’une approche ethnopsychiatrique, l’équipe multidisciplinaire de la clinique offre des services thérapeutiques aux familles immigrantes dont un ou plusieurs enfants présentent des difficultés dont l’origine, le symptôme ou le maintien de celui-ci sont liés à l’immigration, à la culture ou à des croyances particulières.

L’intervention clinique auprès des migrants, comme le confirment plusieurs travaux en santé publique, demande la re-connaissance de la culture (d’origine et d’accueil) dans l’analyse et la réponse relatives à une situation donnée. C’est pourquoi, à chaque rencontre, la participation d’un interprète-médiateur culturel, est essentielle afin de permettre à la famille de s’exprimer dans sa langue maternelle et d’apporter aux  intervenants, un éclairage sur certaines notions et interprétations culturelles essentielles.

La clinique  propose :
  • des interventions directes auprès des familles dans leur langue maternelle;
  • des consultations et évaluations de cas pour les intervenants référents;
  • des conférences, des séminaires et des collaborations pour favoriser la recherche et l’enseignement sur les processus d’adaptation en situation migratoire et des questions connexes.

 

SERVICES

 

Rencontre avec les familles et les référents (psychothérapie éthnopsychiatrique) : chaque jeudi, le matin (et toute la journée le 1er jeudi du mois).

Séance d’évaluation conseil avec les référents et professionnels: tous les troisième vendredi du mois, le matin.

Informations : 514 251-7774

 

POPULATION CIBLÉE

Tous les patients doivent être référés à la clinique par un professionnel

  • Les patients qui souffrent de traumatismes liés :
    • au pays d’origine - guerre, climat politique instable, conflits ethniques (SSPT, victimes ou témoins de violences organisées, de tortures etc.);
    • au voyage ou au trajet migratoire (passer clandestinement la frontière, camps de réfugiés, migration dynamique).

 

  • Les patients qui vivent des difficultés à l’arrivée au Canada qui sont sources de détresse et facteurs de risques (non reconnaissance des diplômes des parents, déclassement social, racisme institutionnel, choc culturel, transformation des rôles et pouvoirs genrés etc.)

 

  • Les familles dont les croyances et les pratiques culturelles, religieuses et médicales telles que vécues dans leur pays d’origine s’harmonisent mal avec ce qui se vit dans leur pays d’accueil :
    • représentations culturelles différentes de la maladie de l’enfant, de ses difficultés et donc du traitement nécessaire (mauvais sort, pratiques traditionnelles préconisées par la famille);
    • difficultés à accepter une maladie, le plus souvent grave comme le VIH, l’épilepsie, l’anémie falciforme, les anomalies génétiques par ex.


Problématiques fréquentes : faible ou mauvaise adhésion au traitement, conflit parents/enfants, conflit école/parents, conflit école/enfants, mutisme sélectif, tentative de suicide, délinquance, désaffiliation, exploitations et violences sexuelles, violences conjugales, domestiques ou familiales, problème d’adaptation, troubles d’apprentissage, trouble identitaire, trouble de l’attachement, enfants judiciarisés ou placés en Centre Jeunesse, regroupement familial, problématique de filiation, problématique d’affiliation.

 

 

IMPACTS DU TRAVAIL CLINIQUE


Sur les enfants et leur famille :

  • nommer les souffrances et les difficultés;
  • élaborer des stratégies de résilience, d’adaptation et d’épanouissement ;
  • retrouver sens et légitimité;
  • renforcer la communication intrafamiliale;
  • s’adapter plus harmonieusement;
  • prévenir les troubles de santé physique et mentale dans les familles nouvellement arrivées;
  • renforcer le sentiment d’appartenance à une culture métissée (enculturation et acculturation);
  • renforcer l’alliance thérapeutique avec les intervenants et le personnel soignant etc.

 

Sur les intervenants :

  • renforcer la cohérence des différents services et approches (meilleur tissu médico-social);
  • trouver un soutien et une expertise croisée (préparation et retour);
  • co-construire de nouvelles pistes;
  • intégrer des outils d’intervention complémentaires;
  • appliquer certaines techniques en entrevue;
  • reprendre des éléments évoqués en clinique;
  • orienter le plan d’intervention de manière plus adaptée;
  • utiliser les mêmes médiateurs culturels dans leurs pratiques;
  • référer d’autres familles ou d’autres intervenants etc.

 

Sur les étudiants :

  •  se familiariser avec la pédiatrie transculturelle,  et le fonctionnement d’une équipe interdisciplinaire;
  • comprendre l’importance de l’identité culturelle (des patients et des soignants) et le co-construction dans la relation de soin;
  • être plus à l’aise pour intervenir auprès des familles immigrantes.

 

Pour plus d’information, consulter le l’article Pedneault et all., La Clinique transculturelle à la clinique de pédiatrie de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De filiation en métissage,   Santé mentale au Québec, Volume 31, Numéro 2, 2006, Pages 57-71  http://id.erudit.org/iderudit/014803ar